La seconde vie d’Elsa Schiaparelli

11 mai 2012 § 1 commentaire

Robe homard, crée par Salvador Dali pour Elsa Schiaparelli

Quarante ans après sa mort, Elsa Schiaparelli s’apprête à ressusciter. La maison de couture italienne, installée place Vendôme, à Paris, de 1934 à 1954, va reprendre du service. Sous la houlette de quel designer? On ne sait, même si quelques noms circulent, de John Galliano – qui ferait là un retour en fanfare – à Rodolfo Paglialunga, qui avait participé à la relance de la maison Vionnet. D’autres évoquent Jean Paul Gaultier. Ce dernier, grand admirateur d’Elsa Schiaparelli, s’était inspiré du fameux flacon de parfum Shocking, moulé sur le buste spectaculaire de Mae West, pour son propre parfum, le Classique, lancé en 1993 et fidèle, lui, aux courbes de Madonna. Le nom du nouveau directeur artistique sera annoncé en octobre prochain.
Seule certitude pour l’instant, l’actrice et mannequin Farida Khelfa, qui fut la muse de Jean-Paul Goude et d’Azzedine Alaïa, a d’ores et déjà été nommée ambassadrice de la marque, comme Inès de la Fressange, sa grande amie, l’est pour la maison Roger Vivier. Tiens, tiens, tant le chausseur de luxe que l’excentrique Schiap’ sont propriété de Diego Della Valle (groupe Tods).
Si l’on souligne volontiers tout ce que la mode contemporaine doit au génie de Paul Poiret, de Coco Chanel, de Christian Dior, de Balenciaga et d’Yves Saint Laurent, on a tendance à oublier qu’Elsa Schiaparelli fut sans doute celle qui bouscula le plus le milieu de la mode.

Pull orné d’un noeud en trompe-l’oeil, Elsa Schiaparelli

Les os en imprimé ou en relief sur les vêtements, c’est elle. Elle aussi les premiers zips sur des robes et des vestes, les chapeaux délirants (côtelette, escarpin renversé…), le rose shocking, le rhodoïd, le noeud en trompe-l’oeil. Proche des surréalistes, elle traduisait ainsi sa sensibilité artistique.

Le rose Shocking emblématique

En attendant le lancement officiel du site internet Schiaparelli et la réouverture des locaux historiques (21 place Vendôme), en juillet 2012, le Costume Institute du Metropolitan Museum de New York propose avec « Impossible conversations » une expo croisée de deux génies fashion, deux Italiennes au caractère bien trempé, Schiap’ donc et Miuccia Prada, qui a protesté ne pas voir le rapport entre ses créations et celles de sa compatriote disparue.
www.schiaparelli.comwww.metmuseum.org

Bibi du soir en satin rouge, Elsa Schiaparelli – photo Erwin Blumenfeld

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