American lady

16 août 2012 § Poster un commentaire

Susan Mary Patten et Duff Cooper au bal Volpi, à Venise en 1951 (une photo que Karl Lagerfeld a admirée – l’extrême minceur du modèle ne pouvait que lui plaire)

Elle était mieux que belle. Elle avait le chic, la grâce et l’intelligence.
Susan Mary Jay méritait à tous égards qu’on lui consacre une biographie – courte mais fouillée – histoire de mettre en lumière la vie exceptionnelle qui fut la sienne.

La couverture de l’édition US

Je me suis régalée à la lecture d’American lady, l’ouvrage bien documenté que lui consacre Caroline de Margerie.
De sa naissance à Rome, en 1918, dans l’une des grandes et riches familles américaines, à sa mort à Washington en 2004, à l’âge de 86 ans, Susan Mary aura connu un nombre impressionnant de personnalités politiques et culturelles. De celles qui ont façonné le XXe siècle.

Susan Mary et son fils Billy, photographiés pour Vogue en 1948

Son mariage avec Bill Patten l’amène dans le Paris de l’après-guerre, où rien des subtilités de la reconstruction ne lui échappera. Par sa force de volonté plus que par la position – somme toute relativement modeste – de son mari, Susan Mary côtoiera de près Winston Churchill, Duff et Diana Cooper, Louise de Vilmorin, Nancy Mitford, Raymond Aaron, le général Marshall et tant d’autres…
A son retour aux Etats-Unis, son second mariage, avec l’éditorialiste et journaliste politique Joseph Alsop, un ami de longue date, coïncide avec l’élection de J.F. Kennedy. Sa femme Jackie et lui compteront parmi les proches du couple.
Susan Mary tient l’un des salons les plus recherchés de Georgetown, le quartier huppé de Washington.
Belle et fine comme un tanagra jusqu’à un âge avancé, elle réussira à publier une série de livres salués en leur temps. Son incomparable carnet d’adresses lui vaudra aussi une longue collaboration à la revue Architectural Digest.
Il était écrit, décidément, que l’histoire ne se ferait pas sans elle.
Un beau destin de femme, raconté d’une plume enlevée par la diplomate et conseillère d’Etat Caroline de Margerie.
American lady, une reporter en gants blancs, Caroline de Margerie, éd. Robert Laffont, 211 pp. (env. 24 €).

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