Marilyn inédite

3 octobre 2017 § Poster un commentaire

Marilyn_MiltonHGreeneOn pensait connaître l’essentiel des photos que Milton H. Greene prit de son amie Marilyn Monroe entre 1953 et 1957. Mais ça c’était avant que Flammarion n’édite, ces jours-ci, un un livre plus que beau. « Marilyn inédite » nous dévoile des clichés encore jamais vus.
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En l’espace de quatre ans, jusqu’à son mariage avec le dramaturge Arthur Miller, l’actrice américaine a posé au cours d’une cinquantaine de séances photographiques devant l’objectif de Milton, au point de s’associer avec lui sous le nom de « Marilyn Monroe Inc. ».
Le fils du photographe, Joshua Greene, réunit des clichés mythiques, certains totalement inédits, dans ce superbe ouvrage.
« Marilyn inédite », éd. Flammarion, 2017 (360 pages, 42 €)  – editions.flammarion.com
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Marilyn Inedite-Flammarion
MarilynMandoline_MiltonHGreene
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La citation

1 mars 2017 § Poster un commentaire

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« C’est un manteau sublime dans lequel rien de grave ne peut t’arriver. » (Habillé(e)s pour l’hiver 2018, documentaire de Loïc Prigent, diffusé courant avril sur Canal+ et Entendu au Bon Marché, une exposition à voir dès maintenant dans les allées du Bon Marché Rive Gauche, à Paris.)
le-manteau-de-greta-garboCette phrase m’évoque aussi le très beau (premier) livre de Nelly Kaprèlian,  Le Manteau de Greta Garbo (2014). Une réflexion profonde sur l’habillement comme carapace et comme révélateur, sur l’être et le paraître.

The Bloomsbury Set

11 février 2017 § Poster un commentaire

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Une partie du groupe de Bloomsbury

Imaginez… Nous sommes à Londres, au coeur d’un quartier vert, dans les premières années du XXe siècle. Au beau milieu de la société edwardienne un rien corsetée, encore marquée par l’ère victorienne, un cercle de jeunes gens bien nés se réunit dans un quartier du centre-ouest de Londres. Des années avant la révolution sexuelle, ce « set » formé de romanciers et d’essayistes, d’artistes et d’intellectuels se mélange allègrement –girls with boys, girls with girls, boys with boys.
Tous ou presque inscriront leur nom au panthéon des gloires britanniques: Virginia Woolf, la romancière, et sa soeur Vanessa Bell, peintre de grand talent. Leurs frères Thoby et Adrian. Les cousins Lytton Stratchey et Duncan Grant, peintre (ce dernier vivra avec Vanessa). Roger Fry, peintre lui aussi, Edward Morgan Forster, l’auteur d’inoubliables romans et nouvelles, souvent adaptés au cinéma (Maurice, Chambre avec vue, Retour à Howard’s End…), John Maynard Keynes (remember vos cours d’économie?), Desmond McCarthy, Clive Bell, le mari de Vanessa, et Leonard Woolf, l’époux de Virginia.

jomalone_bloomsburysetLes idées géniales de cette clique avant-gardiste inspirent à la maison londonienne Jo Malone une collection de parfums conçus comme des évocations et autant d’hommages, en particulier à Mrs. Woolf.
The Bloomsbury Set aligne, en édition limitée British et so arty, cinq compositions, mixtes of course, créées à quatre mains par les parfumeurs Céline Roux et Yann Vasnier.
-Tobacco & Mandarin: la fumée des cigare(tte)s se mêle à la fraîcheur pétillante des agrumes
-Blue Hyacinth: le sous-bois à l’heure où éclosent les éphémères clochettes bleues
-Garden Lilies: les effluves d’un bassin aux nénuphars somnolant au milieu des hautes herbes
-Leather & Artemisia: le verre d’absinthe que l’on sirote, lové sur un Chesterfield
-Whisky & Cedarwood: l’odeur boisée qui se lie aux reflets ambrés d’un whisky hors d’âge.

jomalone_bloomsbury_box_withribbonTout cela est terriblement anti-conventionnel, un rien snob et cérébral… et c’est pour ça qu’on aime!
Les 5 senteurs peuvent se porter seules, telles quelles, ou associées par deux, voire trois, selon la philosophie maison et l’humeur du moment.
The Bloomsbury Set, colognes Jo Malone (55 € le flacon de 30 ml), en vente dès le mois de mars. A Bruxelles, chez Senteurs d’Ailleurs, www.jomalone.com

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Vanessa Bell et sa soeur Virginia Woolf

 

La citation

27 janvier 2017 § Poster un commentaire

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Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

« Une heure de conversation vaut mieux que cinquante lettres. » (Madame de Sévigné)
encrier-barbaralecompteDans « L’Encrier de Madame de Sévigné » (éditions Arléa), Barbara Lecompte ressuscite la légendaire épistolière, contemporaine de Louis XIV en partant sur les traces du triptyque cher à tout plumitif du grand siècle: l’écritoire, l’encrier et la plume. Une biographie à la fois vive, enlevée et originale qui donne envie de relire l’oeuvre de la belle marquise aux yeux vairons.

La citation

5 novembre 2016 § Poster un commentaire

patti-smith_1« De temps à autre, on découvre, entre les plis d’un vieux mouchoir, un coquillage ou un petit caillou de rien qui symbolisa un jour l’après-midi le plus heureux de notre vie. » (Patti Smith in « Just Kids »)

My darling Clementine

25 février 2016 § Poster un commentaire

winston-clementineOn a coutume de dire que derrière tout grand homme se cache une grande femme. On ne saurait dire mieux dans le cas du légendaire couple Churchill. Grande, inoubliable, marquante, Clementine Ogilvy Spencer-Churchill, née Hozier, aura toute sa vie été un roc pour son lion de mari. Tantôt hyperactif (souvent), tantôt en proie au black dog (cette dépression qui l’assaillait de temps à autre), Winston Churchill aura pu s’appuyer jusqu’au bout sur sa darling Clemmie, féministe, engagée à gauche, convaincue et convaincante, élégante en toute occasion. Entre eux, ce fut un mariage d’amour, de passion même, tourmenté parfois, assombri par des deuils et des événements tragiques, mais une vie passionnante toujours, riche en voyages et en rencontres historiques, menée tambour battant entre Downing Street et leur manoir de Chartwell.

Bio_clementineChurchillCette biographie superbement documentée (mention spéciale aux photos publiées en encart central) fait sans aucun doute partie de mes plus belles lectures récentes. Signée Philippe Alexandre et Béatrix de L’Aulnoit, elle rend hommage à la grande Clementine , décédée paisiblement à 90 ans, comme son mari, au terme d’une existence bigger than life. Comme on rêverait de voir à nouveau au sommet un couple de cette envergure ! Mais sans doute le moule en est-il cassé…

Winston-et-clementine_1914

Winston et Clementine Churchill en vacances à Sandwich, dans le Kent, en 1914

« Clementine Churchill, la femme du lion », Philippe Alexandre et Béatrix de L’Aulnoit, éd. Taillandier/Robert Laffont, 21,50 € (octobre 2015), www.tallandier.com – www.winstonchurchill.org
Clemmie-et-Winston

Hors normes

23 août 2015 § Poster un commentaire

Photo Credit: Courtesy of the Academy of Motion Pictures Arts and Sciences

Photo Credit: Courtesy of the Academy of Motion Pictures Arts and Sciences

Ces deux lectures ont fait mon été. Rien de commun, croit-on, entre le génial Orson Welles et la grande Anjelica Huston? On pourrait répondre : leur amour du cinéma, leur personnalité flamboyante et entière, et leur franc parler.
Bigger than life
Ah ! c’est peu dire que l’on manque aujourd’hui d’êtres de l’ampleur d’un Orson Welles, percutant, sincère, grande gueule et cruel, car franc du collier mais toujours juste. Dans ce « Tête à tête avec Orson Welles », le journaliste et essayiste de cinéma américain Peter Biskind compile deux années de conversations entre le réalisateur, acteur, producteur, scénariste et directeur de théâtre (entre autres) et son ami Henry Jaglom (lui-même metteur en scène, acteur et scénariste).
En-tete-a-tete-avec-Orson-couveDe 1983 à 1985, les deux hommes se sont retrouvés chaque semaine pour déjeuner à Ma Maison, le fameux restaurant de Hollywood, se régalant de petits plats et de propos vifs et fusants, émaillés de souvenirs, d’analyses brillantes et d’espiègleries. Jouissif !
« En tête à tête avec Orson Welles – conversations entre Orson Welles et Henry Jaglom », éditées et présentées par Peter Biskind, éd. Robert Laffont, 2015.

Jack Nicholson et Anjelica Huston vers 1970 - Photo Michael Ochs Archives/Getty Images

Jack Nicholson et Anjelica Huston vers 1970 – Photo Michael Ochs Archives/Getty Images

Suivez son regard
Sur les traces d’Anjelica Huston, la fille du légendaire réalisateur irlandais John Huston, on revit les trépidantes années 1960 et 1970, avec contre-plongée dans le milieu artistico-bohème. Mannequin et actrice, compagne d’hommes torturés ou géniaux (voire les deux : Bob Richardson, Ryan O’Neal, Jack Nicholson…), Anjelica Huston laisse affleurer à tout moment une grâce et une fragilité qui nous la rendent d’autant plus proche.
AnjelicaHuston_SuivezmonregardAu final, voilà une lecture diablement prenante, qui doit tout à la plume spontanée et terriblement humaine de l’auteur. On referme ce gros volume à regret… Et pourquoi pas une suite ?
« Suivez mon regard », Anjelica Huston, éd. de l’Olivier, 2015.

Anjelica Huston pose pour le magazine Vogue

Anjelica Huston pose pour le magazine Vogue

Anjelica Huston en manteau de fourrure, photographiée par Bob Stone

Anjelica Huston en manteau de fourrure, photographiée par Bob Stone

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